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Le site d’Aynak


   Les derniers jours de l’incroyable site de « Aynak »  

C’est carrément la valse des chiffres, mais c’est un site unique et gigantesque situé à une altitude de 2 500 m, le site s'étend sur plus de 12 km.  En janvier 2015, seulement 10% du site a été exploré, une vingtaine d'années étant estimées nécessaires pour une fouille complète.

Hélas, il doit être détruit dès la fin de l’année 2015… pourquoi ?

La réponse est purement mercantile, les vestiges sont localisés autour de la montagne de cuivre. La valeur du site pour l'exploitation minière, « deuxième plus grande mine de cuivre au monde », est estimée à 100 milliards de dollars.

La valeur historique, ne fait pas le poids face à des valeurs sonnantes et trébuchantes, le site de Mes Aynak situé à 35 km au sud de Kaboul, dans la province de Lôgar, est pourtant la principale découverte archéologique du pays depuis plus de quarante ans !

Le site  est menacé par un projet de mine de cuivre supervisé par la China Metallurgical Group Corporation dont l'exploitation, prévue initialement à partir de 2013, est reportée à la fin de 2014 pour des raisons d'instabilité politique. Le sous-sol recèle en effet la seconde plus importante réserve mondiale non exploitée de ce minerai. En janvier 2015, les fouilles se poursuivent, mais l'urgence est toujours de mise.

Le gisement de cuivre visé par la compagnie minière chinoise doit être atteint sous une couche de lœss pouvant atteindre 1 460 m d'épaisseur. La mine antique et le lieu de traitement du minerai se situent, sur 1 km environ, au sommet et sur les flancs d'un anticlinal appelé « Montagne de Baba Wali ».

Des fouilles menées en particulier par la Délégation archéologique française en Afghanistan et des archéologues afghans ont comme objet de connaître le site et de déplacer un certain nombre de vestiges, du fait de la destruction irrémédiable du site originel par l'exploitation industrielle.

Les ruines ont été découvertes par les archéologues de l'Institut afghan d'Archéologie en 2004 avec les premières fouilles. Après que le contrat fut signé avec la compagnie minière chinoise en 2008, elles reprirent au printemps 2010.

Le contrat signé entre la compagnie chinoise et le gouvernement afghan pour un montant de 5 milliards d'euros prévoyait une destruction du site à la fin de l'année 2012, afin de permettre l'exploitation de la mine localisée sur une colline située à moins d'un kilomètre du site archéologique. Des soupçons de corruption pèsent sur le ministre afghan des mines.

Le site fouillé, de plus en plus vaste depuis sa découverte, est d'ores et déjà considéré comme un site majeur du bouddhisme. Le site comporte en l'état actuel des connaissances trois monastères, des forteresses (dont Tepe Shah, des fortins et/ou des postes de police), des édifices administratifs et des habitations.

Deux monastères (Tepe Shamar et Kafiriyat Tepe) ainsi que deux stupas (de Gol Hamid) et deux villages (dont Baba Wali, le village des mineurs) ont été partiellement dégagés. Il y a un monastère et un village du IIe siècle. Le monastère daté du V siècle serait haut de 15 m et de 80 m sur 40 m.

Plusieurs ensembles de statues de terre de très grande taille à la mode à partir du IVe siècle ont été découverts. Les Bouddhas sculptés et peints sont ceux du bouddhisme ancien et non du mahayana, aussi révérés par les bouddhistes mahayanistes à cette époque. Certaines sculptures de pierre sont importées du Gandhara (région de Peshawar).

Le site sert de base pour Ben Laden dans les années 1990, les partisans de ce dernier occupant des cavernes.

Même si, en 2013 l'ambassade US à Kaboul a offert un million de dollars afin d'aider au sauvetage des ruines bouddhiques. Ainsi, en juin 2013, il y a eu une équipe internationale de 67 archéologues sur site, des afghans et des tadjiks, des français et des anglais. Entre 550 et 650 paysans ont pu effectuer les travaux en plein été. Cette opération archéologique semble être, en 2013, « le plus important sauvetage archéologique au monde ».

Le danger n'est pas absent pour l'équipe de fouilleurs, le site essuyant des tirs de roquettes de la part des Talibans…

Les figures, donateurs debouts et Bouddha assis, couvertes de drapés colorés, sont des exemples uniques d'une école locale d'art du Gandhara tardif, qui permet peut-être de mieux situer l'art de Bâmiyân, réalisé peu de temps après.

Afin de cartographier le site, un drone a dû survoler la zone. Les images, associées à des mesures de hauteur et de position, ont servi à réaliser un modèle numérique. Après la destruction programmée du site prévue fin 2015, cette version virtuelle sera le seul moyen d'étudier un site vieux de 1.500 ans..


http://homme-et-espace.over-blog.com/2015/08/les-derniers-jours-de-l-incroyable-site-de-mes-aynak.html

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