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   Des photos satellite de la catastrophe confidentielle OKN-32  

Le 26 Octobre 1986, un incident géologique majeur a eu lieu en Algérie. Un affaissement de terrain s’est produit sur le champ pétrolifère de Haoud Berkaoui, au sud-ouest de la ville de Ouargla.  Un cratère de 80 m de profondeur et de près de 200 m de diamètre s’est créé. Le puits de pétrole OKN-32 venait d’être englouti. Il est à l’origine de cet écroulement de terrain. Quelques mois plus tard, au printemps 1987, le cratère s’est étendu au puits pétrolier voisin OKN-32 bis. L’effondrement avait grossi à 320 m de diamètre. Depuis cette date, le cratère continue inexorablement de s’étendre, avec des conséquences écologiques majeures sur la région de Ouargla.

Lors du forage du puits OKN-32 en 1978 par la compagnie française TOTAL, un problème technique est survenu. Les faits sont relatés par le site H2O.net. En 1999, l’ex-directeur TOTAL de la zone de Haoud Berkaoui leur a déclaré :

« C’est un problème très complexe. La Sonatrach ne veut pas reconnaître ses torts. Nous avions un contrat d’assistance technique avec elle et nous avons commencé à forer. Mais en descendant, nous avons fait face à une éruption d’eau. On a essayé de mettre en place des mesures de sécurité en utilisant de la baryte mais la Sonatrach s’occupait de la logistique et nous l’a livrée 15 jours trop tard. La nappe phréatique a été contaminée et les environs sont menacés. »

La Baryte (ou Barytine) est un alourdissant des boues de forage. Son utilisation immédiate aurait pu colmater l’éruption d’eau. En l’absence d’une réaction immédiate des exploitants pétroliers, la situation a échappée à tout contrôle humain. Et cela ne fait qu’empirer depuis cet incident pétrolier de 1978. Ce forage qui a mal tourné a des conséquences écologiques majeures sur la pollution des nappes phréatiques. En effet, l’eau de la nappe dite du « Sahara Septentrional » remonte vers la surface. Il s’agit d’une nappe aquifère se trouvant à une profondeur de 1 000 à 2 000 mètres à cheval sur 3 pays: l’Algérie, la Libye et la Tunisie. Une ressource hydrique tellement peu renouvelable que cela lui vaut le nom de nappe fossile.

En remontant vers la surface à un débit important de plusieurs milliers de m3 par heure, l’eau traverse une couche géologique de sel. C’est l’érosion de cette couche de sel qui est la cause de l’effondrement du terrain. Et surtout l’affleurement a un effet autrement dévastateur, une eau polluée en sel remonte à la surface. D’où la contamination en sel de la nappe de surface, celle qui est vitale aux besoins de la population locale. Citons à ce propos encore l’article d’il y a 15 ans de H20.net:

« Les projections les plus timorées de la Sonatrach font état d’une salinisation des eaux de surface de Ouargla de 20 g/l d’ici 100 ans si rien ne bouge. Cela en fait tout simplement une eau inutilisable. Pire, la nappe profonde s’épuise de plus en plus rapidement. OKN 32 compte pour environ 16 % de l’épuisement total de l’aquifère albo-barrémien (nappe profonde). »

En Algérie, le dossier de la catastrophe écologique de Haoud Berkaoui est frappé du sceau de la confidentialité. La disponibilité des nouvelles images satellites permet aujourd’hui d’en savoir plus sur l’évolution en surface du cratère.

Une estimation actuelle du diamètre du cratère est d’environ 350 m. Le diamètre progresse d’environ un mètre par an. Des écroulement sont visuellement identifiables sur le côté Est,  par comparaison des clichés de 2013 avec celui de 2015.

Les failles qui entourent le cratère -comme des stries circulaires- sont un signe inquiétant. Un nouvel affaissement brutal de terrain est du domaine du probable. L’effondrement pourrait potentiellement passer à 500 m. Comme une tumeur maligne, l’affaissement du terrain et du sous-sol va continuer à grossir.

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour du cratère OKN-32. Mesure prise pour protéger les curieux ou pour cacher à la vue du public l’ampleur de la catastrophe? Toujours est-il que le dossier de ce désastre est marqué d’une grande opacité dans l’actualité algérienne.

Pour ce qui est de conséquences écologiques sur la ville oasis de Ouargla, et en l’absence de données publiques sur la salinité des nappes phréatiques, le comparatif des photos satellite sur près de 40 ans donne une indication de l’évolution. Une partie de l’oasis est touchée par la désertification. La couverture végétale est en décroissance entre 1976 et 2015. Une régression qui ne peut pas être expliquée uniquement par des variations saisonnières ou climatiques. Les 3 clichés satellite suivant ont été pris à la même période de l’année (décembre-janvier).

Les autorités algériennes et la compagnie nationale Sonatrach n’ont jamais révélé le désastre OKN-32 au grand public. Officiellement, il ne s’est rien passé à Haoud Berkaoui. Avec la campagne de développement du gaz de schiste, les mêmes responsables martèlent qu’il n’y a aucun risque écologique et qu’il faut leur donner une confiance aveugle. Les populations locales continuent de manifester leur refus des techniques de fracking dans l’exploitation du sous-sol.  Elles ont des raisons bien établies de ne pas croire le discours officiel..



https://7our.wordpress.com/2015/03/14/des-photos-satellite-de-la-catastrophe-confidentielle-okn-32/

Silence sur la catastrophe