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I.A crée un vaccin


   Le premier vaccin développé par une IA va être testé aux États-Unis.

Pour la première fois, un vaccin contre la grippe saisonnière a été mis au point grâce à une intelligence artificielle. Les chercheurs ont annoncé le 2 juillet qu’il allait prochainement entrer en phase d’essai clinique aux États-Unis.

Fièvre, toux, douleurs musculaires et articulaires… Vous connaissez ces symptômes par cœur. Chaque année en France, la grippe saisonnière touche 2,5 millions de personnes et en tue 4000 à 6000 par an, majoritairement âgées de plus de 65 ans. Pour combattre le virus influenza, à l’origine de la grippe, des vaccins sont proposés aux personnes à risque. Mais l’efficacité de ces derniers peut être remise en cause par les mutations du virus, souvent expliquées par le décalage entre le moment où le vaccin est fabriqué et celui où l’épidémie se déclenche. Car chaque année, l'Organisation mondiale de la sante (OMS) évalue quelles seront les souches de la grippe les plus menaçantes l'hiver suivant.

« Le temps de le fabriquer, et il faut plusieurs mois, les industriels parient sur les mutations à venir. Parfois, le pari est gagnant. De temps en temps, moyennement gagné, parfois pas du tout », reconnaissait la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn en février dernier chez Europe 1, en réponse à une épidémie grippale dans l’Hexagone.

Un vaccin plus efficace et moins coûteux

Pour doper l’efficacité de ce vaccin, des chercheurs australiens ont fait appel à l'intelligence artificielle. Leur vaccin, mis au point par une IA, va prochainement entrer en phase d’essai clinique aux États-Unis, après deux ans de recherche. Les essais seront réalisés sur 371 personnes de 18 à 64 ans, peut-on lire dans l'étude. Les chercheurs affirment que l'efficacité du vaccin pourrait atteindre 80 à 90 %, contre 20 à 50 % en moyenne pour les vaccins classiques. Leurs résultats ont été présentés le 2 juillet dans le journal de l’université Flinders (Adélaïde, Australie).

« L’IA va jouer un rôle de plus en plus dominant dans la découverte et la conception des médicaments »

L’intelligence artificielle a été particulièrement utile pour la conception d’un adjuvant, destiné à améliorer le système immunitaire du patient, donc à augmenter l’efficacité du vaccin. Pendant deux ans, les chercheurs ont appris à leur IA à reconnaître et différencier les vaccins qui avaient fonctionné de ceux qui avaient échoué à prévenir la grippe. À partir de ces informations, un autre programme a conçu des milliards de composés imaginaires qu’il a ensuite analysés pour identifier les 10 composés les plus efficaces. C'est ainsi que leur remède est né.

Si cette approche venait à être généralisée, elle permettrait de diminuer le coût exhorbitant de la fabrication des médicaments, rappelle le média Futura. Ces dernières années, les dépenses liées au développement d'un seul médicament ont atteint 1,5 milliard de dollars en moyenne. Dans le cas du vaccin anti-grippal, les chercheurs affirment être passés de cinq ans de développement à deux années seulement, grâce à l'IA.

Un domaine encore peu exploré

« Cela représente le début d’une nouvelle ère où l’intelligence artificielle va jouer un rôle de plus en plus dominant dans la découverte et la conception des médicaments », s'est réjouit un des chercheurs, Nikolai Petrovski, dans l'article de l’université de Flinders.

Depuis plusieurs années, l’intelligence artificielle commence à s'imiscer dans les pratiques médicales. Les radiologues s’en servent par exemple pour détecter le cancer du sein plus précocement et de façon plus précise. Dans les régions rurales de Chine et d’Afrique, des IA sont capables de diriger les patients vers les bons spécialistes, établir des diagnostics et choisir des traitements à distance. Sans oublier les prothèses intelligentes, qui pourront bientôt s'adapter très rapidement aux corps des patients grâce à d'importantes bases de données.

L'IA pourrait diminuer de 70% les coûts de développement de médicaments par les industries pharmaceutiques

Du côté de la conception des médicaments et des vaccins, toutefois, beaucoup de chemin reste à parcourir. « La conception de médicaments est une activité tellement difficile qu’on a longtemps pensé qu’elle dépassait les capacités actuelles de l’IA. Mais nous avons montré qu’il était possible de le faire », analyse Nikolai Petrovski. Si elles marchent encore sur des œufs, les industries pharmaceutiques pourraient être les premières intéressées par ce domaine en pleine expansion, puisque l'IA pourrait diminuer de 70 % leurs coûts de développement, précise une étude publiée en 2017.

C'est le cas de l'entreprise française Sanofi, qui a manifesté son intérêt pour le sujet en août 2018 dans un article publié sur son site officiel : « L’IA et l’apprentissage profond contribuent au développement de la nouvelle génération de vaccins et accélèrent le développement de médicaments pour le traitement de maladies pour lesquelles il n’existe à l’heure actuelle aucune option thérapeutique viable ». En juin dernier, l'entreprise a d'ailleurs annoncé qu'elle avait noué une alliance avec Google - dont les ressources en intelligence artificielle ne sont plus à prouver - afin de créer un laboratoire sur l'innovation, sans mentionner spécifiquement la conception de médicaments ou de vaccins.


https://usbeketrica.com/article/premier-vaccin-developpe-par-ia-teste-etats-unis.


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